Lettre ouverte à MM. les présidents des Sivom et régie

Ci-dessous un article paru dans la Dépêche de M. le Maire de Sazos, Daniel Borderolle.

Lettre ouverte à MM. les présidents des Sivom et régie

Publié le 04/03/2015

Hautes-Pyrénées – Ardiden

Daniel Borderolle, maire de Sazos, nous communique pour insertion : «Entendant ce que j’entends, voyant ce que je vois et lisant ce que je lis, en tant que maire de Sazos, je ne peux pas rester spectateur sans réagir.

Élu depuis 1983, maire encore en exercice depuis 1995, je connais donc -un peu plus que certains- l’histoire de notre station de ski. Je n’ai pas pour habitude de commenter tel ou tel événement à tout bout de champ, mais il me semble indispensable de rétablir la vérité.

Je précise, avant qu’on me le rappelle, que j’ai fait partie de l’équipe sortante qui étudiait la liaison avec Cauterets et je n’ai pas honte de le dire car je pense encore que ça reste une option toujours envisageable.

Vous faites l’objet d’attaques incessantes, vous rendant responsable même de la situation actuelle de la station et cela m’insupporte. Je n’accepte pas la calomnie, le mensonge, ni ce climat délétère entretenu par une minorité belliqueuse.

Je ne vais pas commenter le rapport de la Cour des comptes qui est très clair et sans ambiguïté. C’est un rapport réalisé par un organisme officiel, indépendant et aux compétences incontestables, qui vous sert d’audit au moment même où vous prenez vos fonctions de président.

La gestion passée de la station a mis ma commune en difficulté. La subvention d’équilibre que verse Sazos au Sivom de l’Ardiden est passée de 71.080,04 € en 2010 à 133.229,38 € en 2014. Là, pour le coup, ces chiffres-là sont incontestables et facilement vérifiables.

La dernière fois que je m’adressais par courriel à vos prédécesseurs, je préconisais de faire des économies en concluant «sinon nous allons droit au mur». Ce courriel n’a même pas été lu en conseil de régie et j’ai eu comme réponse de la part du précédant président du Sivom de l’Ardiden : ‘’Sazos a encore de la marge sur les impôts ». Cette remarque illustre bien l’état d’esprit de l’époque.

Je tiens à vous féliciter, MM. les présidents, d’avoir eu le courage de présenter un budget 2014 en déséquilibre, rompant ainsi avec cinq années de pratiques illégales. Le budget d’un établissement public doit, certes, se voter en équilibre, mais il doit avant tout être sincère. Votre approche directe a peut-être séduit M. le préfet et ses services car ils ont vu en vous, enfin, des hommes responsables, honnêtes et de bonne foi. Ils vous ont accordé leur confiance et confié un challenge difficile à relever. Non seulement vous méritez cette confiance mais nous devons, nous, membres de la régie, avec l’aide de M. le directeur, vous aider dans les démarches d’ouverture que vous entreprenez déjà depuis quelque temps.

Il vous faudra beaucoup de courage, d’abnégation, de ténacité, de persévérance et de persuasion pour réussir là où vos prédécesseurs ont échoué. Les contacts que vous avez pris, les démarches que vous avez entreprises, même si elles n’aboutissent pas spontanément, font leur chemin. Vous avez le courage de ne pas cacher la réalité de la situation, c’est ce qu’il faut faire car cela fait enfin prendre conscience que nous arrivons au bout d’un système. Votre façon de travailler à l’écoute de tous, donnant enfin la parole lors des tours de table organisés à chaque réunion, me rassure car enfin les petites communes sont écoutées.

Je suis réaliste, je connais le potentiel de notre station et de la vallée. Je suis aussi de nature optimiste et je sais qu’en travaillant tous ensemble, soudés et non pas en entretenant sans cesse ce climat délétère, en faisant participer toutes les forces vives de cette vallée, nous trouverons la solution et nous sortirons la tête haute de cette épreuve.

Voilà, MM. les présidents, le témoignage que je tenais à vous apporter en y associant bien sûr Sébastien Marck, que nous devons accueillir avec sa famille comme savent faire les vrais Toys».

La Dépêche du Midi

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