N’PY NO SOUCI OU NOS SOUCIS

Chapitre 2 : Le management

L’idée de départ d’NPY, est celle d’une marque commune à plusieurs stations, afin de travailler et de commercialiser ensemble.

La mise en commun ouvre de nombreuses possibilités : rencontres, échanges, économies d’échelle, partage de savoir faire ,rendement…

Mais cette mise en commun se double aussi d’un aspect comparatif qui peut être risqué.

Pour les dirigeants d’NPY, c’est certainement une aubaine de pouvoir comparer à tout moment les performances de chaque station, personnels, fréquentations, enneigement… C’est un thermomètre permanent du rendement des stations du groupe. Mais cette mise en commun peut aussi se doubler d’une approche comparative contre-productive car le management n’est pas une science exacte et doit s’adapter aux facteurs contingents : le terrain, sa variété, la météo, et surtout la prise en compte de la dimension humaine.

Même, si elles ne sont pas à généraliser, les inquiétudes de certains travailleurs de terrain sont  à écouter. Peut-être trahissent-elle les signes de quelques malaises ou interrogations qu’il faut prendre en considération.

Une fois passée la réunion de début de saison qui est quelque peu ressentie par certains comme « la grand messe N’PY », quelques plans de formations N’PY du personnel (2011 Luz Ardiden 98 638 €) ,et nous y voilà.

Nous sommes dans le royaume NPY où le travail est désormais rationalisé entre les stations.

Les données collectées peuvent être comparées d’une station à l’autre (heures de damage, d’enneigement…) ,à peine les caissières ont-elles fermé leur caisses qu’elles arpentent la station armées de tablettes pour faire des enquêtes de satisfaction.

Comparer : efficacité, ventes, indices de rentabilité, largeur de damage, recouvrement, etc…

Cet esprit de mesure permanent semble parfois peser à quelques hommes de terrain: s’ils ont un peu de mal à lister ce que N’PY leur a apporté, ils n’ont aucune peine à lister ce qu’ils ont perdu en quelques années d’initiative, d’autonomie sur le terrain, de réactivité,…

« Sans jouer aux passéistes, disent-ils, avant c’était simple, on savait ce que l’on avait à faire et cela marchait aussi bien ».Une station hors-groupe comme STLary, s’en sort mieux que toutes les autres sans passer par ces grilles comparatives.

Les élus croient-ils vraiment en l’efficacité de ces méthodes de management ?

L’échelle du groupe N’PY ( 8 stations ) n’est pas l’échelle de chacune d’entre elle. Ce qui est simple, direct et réactif à petite échelle peut s’avérer pesant, inutile et inefficace à plus grande échelle.

Les élus doivent rester vigilants pour sauvegarder la motivation des hommes de terrain qui font la réputation de nos stations. L’humain doit rester au cœur du management, il est le maillon indispensable d’ un accueil de qualité.

Tout n’est pas mesurable et comparable.

N’PY va jusqu’à comparer les stations sur une page , en 8 colonnes sous forme de tableau alignant les prestations de chacune, et ce pour la clientèle. Selon moi, le qualitatif est diamétralement opposé de ce genre de « catalogue »!

Il devient difficile, après, de rendre compatible  le paramètre « accueil de qualité » avec un  management et une organisation qui tend à tout mesurer.Vient-on importuner les clients dans les hôtels de charme avec des enquêtes sur des tablettes?

Gageons que la singularité et le caractère de nos stations soient plus efficaces pour l’avenir que la dilution dans un groupe qui tend à uniformiser les pratiques et les méthodes.

Gageons que les élus sauront préserver dans l’avenir ce qui était, il y a peu de temps encore,un certain modèle social, et un certain modèle d’accueil.

Annie Sagnes

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Coup de Gueule !

Depuis la fin des vacances scolaires de Noël, la Vallée du Pays Toy cumule une quantité de neige hors du commun mais elle cumule aussi le cinquième week-end de mauvais temps. Nous espérons que ce trop-plein de neige ne compromette pas les vacances de février.

Nous craignons surtout que cette situation hors de l’ordinaire ne mette en lumière les limites et le manque de réactivité des responsables de nos structures d’accueil. On aurait pu s’attendre à  l’ouverture des Thermes Luzéa depuis le matin, ou une séance de cinéma à la maison de la Vallée dans l’après-midi, afin d’offrir des solutions de remplacement aux skieurs malchanceux venus nombreux, à l’image de ce que font d’autres stations. Les solutions alternatives au mauvais temps devront être au cœur des réflexions des années à venir au risque de perdre tout attrait touristique trop souvent soumis aux caprices de mère nature.

Nous avons une pensée toute particulière pour les employés de l’Ardiden et communaux qui pour les uns nous permettent d’offrir des pistes de qualité dans des conditions épiques et pour les autres se donnent sans compter pour rendre les accès praticables.

Stéphanie Marchand