Rassemblement Col de Riou

Là- haut sur la montagne !

Parce que l’union fait la force, « ECHOCITOYEN » et « CAUTERETS
DEVENIR », (les deux associations opposées au projet de liaison Luz-Cauterets) regroupent leurs forces à l’occasion d’une manifestation commune.

Elles donnent rendez-vous le 9 octobre à 10h00 au parking de Bédéret, à nos adhérents, leurs parents, leurs proches ou tout autre personne que ce projet interroge ou inquiète.

Regroupons nous donc, amis de Cauterets et de Luz en haut du Col de Riou après une petite balade collective sur les deux versants.

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Le pays Toy : Quèsaco?

Marketing : Science qui consiste à concevoir l’offre d’un produit en fonction de l’analyse des attentes des consommateurs et en tenant compte des capacités de l’entreprise ainsi que de toutes les contraintes de l’environnement dans lequel elle évolue (L’encyclopédie du marketing)

Le marketing  s’inscrit de nos jours comme une démarche préalable qui s’impose à tous projets sérieux de développement, industriels, touristiques, commerciaux. Il inclus dans sa démarche  l’Etude de Marché qui permet
de recueillir les informations qui permettent de mieux connaitre l’objectif convoité du projet (juridique, politique, social, règlementaire, économique, culturel….).

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Compte-rendu Réunion Echocitoyen-Cauterets Devenir

Cette réunion commune s’est déroulée le 19 septembre à Cauterets, dans le but de préparer le rassemblement au Col de Riou du 9 Octobre.

Etaient présents : 7 personnes de Cauterets Devenir, 4 personnes d’Echocitoyen, M. Jean Knobel géologue et M. Mathieu Houadec journaliste à « La Semaine des Pyrénées ».

M. Houadec fera un article pour le jeudi 22 septembre.

En premier lieu, un petit tour de table pour faire le point sur les dernières brèves. Ensuite l’ordre du jour a commencé.

Rassemblement au Col de Riou :

Ce rassemblement d’adresse à tous : adhérents, non adhérents, amoureux de la Montagne….

.date : le 9 octobre 2011 avec report au 15 si mauvais temps

.plusieurs possibilités d’accès, soit depuis Cauterets, soit depuis Luz par Bèderet. Pour ce dernier, rendez-vous à 10h sur le parking du Bèderet, prévoir 1h de marche pour rejoindre le Col de Riou. Pour les personnes qui auraient du mal à se déplacer, veuillez prendre contact avec l’association.

.chaque participant prévoit son pique nique, les 2 associations complèteront ce moment convivial avec des boissons et le dessert.

.interventions des présidents d’associations, et de différentes personnes sur le thème de la liaison.

.départ du Col de Riou vers 15h

Nous espérons que cette journée sera un grand moment d’échange.

Macaron commun :

Afin de montrer notre union, nous avons décidé d’établir un macaron commun aux 2 associations.

Nous nous sommes entendus sur le message à faire passer, le texte. Maintenant chaque association réfléchit de son côté à la mise en forme. Affaire à suivre.

Brèves Cauterésiennes :

.rendez-vous Cauterets Devenir – N’PY le 22 septembre.

.présentation du projet définitif à Espace Cauterets le 23 septembre

.Mise en place d’une banderole côté Cauterets.

LA TASCA:CES PETITS RESTAURANTS COMME ON LES AIME

LA TASCA…

ça y est , c’est fait, à partir du dimanche 18 septembre, LA TASCA ne sera plus le restaurant de Serge et Lolo.

Créer un lieu de vie original, plein de charme, d’idées, de bon gout, ce n’est pas à la portée de tout un chacun…Lolo et Serge l’avaient rêvé, puis ils l’ont conçu dans le moindre détail, en partant de rien ou presque, pierre après pierre, planche après planche, pièce après pièce, ils ont inventé un théâtre pour leur histoire. Ce lieu de qualité et de convivialité est très vite devenu l’adresse incontournable des petites soirées gourmandes pour amis,  amoureux, montagnards, skieurs et tant d’autres…Même le guide du routard ne s’y était pas trompé.

Chacun aura , en fonction de ses affinités, un point de vue différent sur La Tasca  et  ses propriétaires. Mais vous avez fait pendant 19 ans la preuve d’un savoir faire et d’un professionnalisme indiscutable, qui vous confère une place de choix dans la réflexion touristique locale. Luz sans La Tasca n’aurait pas été tout à fait pareil, même vos détracteurs en conviendront!

Alors encore merci, Serge, merci Lolo, pour tous les merveilleux moments offerts à votre clientèle d’ici et d’ailleurs.

Bonne route à vous pour profiter de votre liberté , et à vos successeurs pour le nouveau chapitre de LA TASCA qu’ils ont à  inventer!

Annie Sagnes

La Rentrée de la SPL

Nos élus n’ont pas pris de vacances cet été !

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le projet de
liaison LUZ-CAUTERETS continue d’avancer et les réunions pour la création de la
gouvernance commune se multiplient, comme en témoignent les derniers compte-rendus de réunions.

La solution retenue serait la SPL, société publique locale (plus d’info ici :http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022275355 ).

D’ailleurs lors de ces réunions les questions fusent, le
préfet a des exigences plus précises : La gouvernance et les aspects
économiques doivent être travaillés avec précision, l’objectif vers lequel les
2 vallées tendent doit être défini et si il devait y avoir divorce quelles en
seraient les conséquences.

Nos craintes énoncées en rendez-vous avec Le Sous-Préfet
auraient-elles interpellé Mr Le Préfet ?

Messieurs Dhoudain & Larroudé (élu de Cauterets) sont les
élus les plus pressés et évoquent la lenteur du dossier et veulent absolument
que l’autorisation d’UTN soit déposée dans les temps pour suivre le calendrier
initial !! :

–         Dépôt autorisation UTN : fin 2011

–         Juin 2012 : dossier accepté

–         2013 : appels d’offres

–         2014 : début des travaux selon l’avancement des acquisitions foncières.

Ils considèrent que le reste du dossier doit évoluer en
parallèle.

Si le côté Luz avait des soucis sur le foncier, Cauterets pense même débuter les travaux
avant.

Une condition reste néanmoins non garantie à ce jour : une commune concernée par l’emprise foncière du projet  DOIT OBLIGATOIREMENT rentrer dans la SPL. On parle bien de Saligos qui à ce jour a annulé la création d’une ZAD (zone d’activité différée) sur la partie foncière concernée.

Au vu de ces réunions, nos élus en sont à la création de la « convention de sens »
c’est-à-dire la définition précise de l’objectif et de la finalité du projet
Luz-Cauterets. N’aurait-il pas fallu commencer par ça avant de s’engager dans
toutes ces études ?

Après cette convention de sens, il restera encore :

–         La convention de partage et solidarité : rôle et engagement de chacune des
parties

–         La convention de transparence : la partage des informations et des
expertises.

Pour l’instant, d’après les conseils du cabinet d’étude « Camille &
associés », la SPL serait envisagée pour la gestion et la création de la
liaison, les 2 régies resteraient indépendantes pour la gestion des domaines.
Ensuite, si l’UTN était acceptée, la SPL pourrait évoluer.

Ce sont les communes qui doivent intégrer la SPL, sous avis des conseils municipaux, le
conseil général, le conseil régional et la caisse des dépots et consignation
seraient aussi invités à rentrer dans la SPL.

Quelques petits bémols cependant, Mr Aubry, maire de Cauterets, pense que le dossier
doit être vraiment approfondi et que toutes les réponses doivent être apportées
avant de prendre les décisions définitives.

De même, Mr Larroudé rajoute qu’il existe une opposition au projet et qu’il faut répondre à leurs interrogations.

ENFIN !!!

Stéphanie Marchand

Le bonheur est dans le pré

Face aux crises alimentaires et financières mondiales, la Chine, l’Egypte, l’Indonésie, l’Inde, le Japon les Etats  du Golfe (Arabie Saoudite,  le Qatar, les Emirats Arabes unis, le Koweït, Oman, Bahreïn)…. achètent en masse des terres agricoles notamment  en  Afrique pour rompre avec leur dépendance alimentaire.

Paradoxalement la France, qui n’est pas ciblée par ces achats, a perdu  7 millions d’hectares de surface agricole entre 1960 et 2010, au profit de la forêt, de l’extension des villes avec le développement  de l’habitat pavillonnaire, et des grandes infrastructures (autoroutes, TGV, aéroports …).  Nous consommons ainsi chaque année 66 000 hectares  de surface agricole soit l’équivalent d’un département tous les 10 ans.

Sans être aussi dramatique, la situation dans les Hautes Pyrénées est qualifiée de sérieuse : Nous avons perdu entre 1980 et 2000, soit en 20 ans,  9000 hectares de surface agricole productive. Les ceintures  périurbaines des villes  et les fonds de vallée en montagne  ont  été  les secteurs les plus touchés.

Le canton de Luz n’a pas été épargné,  loin s’en faut,  par cette situation. Nous avons vu ainsi disparaitre en fond de vallée en un peu plus d’un demi siècle, la plus grande partie des prés de Villenave  et de la Lanne  et un peu partout  bon nombre d’hectares  de bonnes terres agricoles   bien plates ou presque.

Au fil des ans, nous avons donc soustrait à nos éleveurs   une grande partie de ces prairies,  sur lesquelles ils produisaient, à raison de deux à trois coupes par an une bonne partie de leur réserve fourragère, alors que dans le même temps, faute de bras dans l’exploitation familiale, ils n’étaient plus en mesure de travailler les terres non mécanisables

Cette appropriation  au profit de lotissements pavillonnaires, de résidences secondaires, d’équipements structurels, de terrains de camping, d’écoles, de centres de loisirs et de maisons individuelles, était elle justifiée ? Probablement oui dans la majorité des cas mais devons-nous pour autant continuer ainsi ?

Tout dépend du devenir que nous souhaitons pour notre canton et de la place que nous voulons réserver à notre agriculture de montagne.

Comme nous le disent les services de l’état dans leur lettre du 02/12/2007 « l’agriculture de montagne, avec son utilisation des zones intermédiaires et estives, ne pourra se maintenir durablement que si elle conserve, avec une pérennité assurée, des points d’ancrage forts, sur des terrains accessibles, plats et mécanisables pour une production fourragère optimale »

Alors que souhaitons-nous ? Le maintien de cette activité ancestrale qui fait partie intégrante de notre patrimoine et de notre culture, ou sa disparition progressive au profit du béton  et du bitume, quitte à fêter la St Michel avec du mouton australien ou néozélandais ?

Je pense que la majorité des Toys, sont comme moi largement favorable à la première solution, mais faudrait-il encore qu’ils en aient individuellement et collectivement la volonté, ce qui ne semble pas être tout à fait le cas aujourd’hui.

Nous avons en effet déploré récemment  la colonisation de bon nombre d’hectares de prairies  au profit des résidences de tourisme,  supposées régler la sous fréquentation de la station de l’Ardiden  et qui n’ont  rien réglé du tout.

Nous voyons aussi se construire encore  sur ces belles terres des maisons individuelles,  ce qui est certes regrettable mais sans aucune commune mesure avec les quelques projets d’envergure que nous concoctent  nos élus.

Nous entendons en effet beaucoup parler d’un projet de gendarmerie qui dévorerait une bonne partie des près situés en face du casino. S’est-on seulement posé sérieusement la question de la réhabilitation et de l’agrandissement du bâtiment actuel ? Peut-être pas.  Et puis pourquoi  loger les gendarmes sur leur lieu de travail ? Loge-t-on encore les militaires et leurs familles dans les casernes, les policiers dans les commissariats, les enseignants dans les écoles et le personnel de santé dans les hôpitaux ? Le problème du maintien des terres agricoles a-t’il  été abordé avec les représentants du ministère concerné ? Autant de questions qu’il serait bon de poser à tous ceux qui ont en charge ce projet.

Et puis et surtout quand nous prenons  connaissance de l’étude qui porte sur la création d’une remontée lourde entre le fond de vallée et la station de Luz-Ardiden, nous apprenons qu’un peu plus de 3 hectares, au minimum, de prairies de fauche en terrain plat vont être sacrifiées au lieu dit « Larise » sur la commune de Saligos, pour l’aménagement de la gare de départ et les parkings. Cette étude précise également  que les mesures compensatoires, autrement dit le remplacement de ces terres pour les éleveurs, ne pourra probablement pas se faire à l’échelle de la vallée. Si l’on ajoute à ces 3 hectares les surfaces nécessaires à la construction des nouveaux lits et aux zones d’activité, il n’est pas difficile de prédire que le lieu dit « Larise » aura fini d’exister dans sa quasi-totalité en tant que surface agricole. Là encore je m’interroge  sur le manque élémentaire  de respect dont font preuve les promoteurs de ce projet à l’égard de nos éleveurs,  mais aussi  quand je regarde le tracé de cette remontée depuis Saligos, du manque d’audace qui semble les habiter. Si cette liaison est vraiment nécessaire, ce qui est loin d’être prouvé, pourquoi ne pas défricher entre Sazos et le plateau de Cureille l’espace nécessaire pour ces équipements ?

Que l’on ne me dise surtout pas que ce n’est pas possible. Comme l’a si bien écrit et chanté Jean Ferrat dans La Montagne, nos anciens « Avec les mains dessus leurs têtes ils avaient monté des murettes jusqu’au sommet de la colline » et quelles murettes ! Alors si aujourd’hui avec les moyens modernes dont nous disposons, nous ne sommes pas capables d’en faire autant et de récupérer trois hectares de bosquets et de prés abandonnés pour implanter cette gare avec ses parkings, c’est à désespérer de tout.

Alors messieurs les élus, à quand un schéma de cohérence territoriale pour le canton qui permette enfin de pérenniser l’exploitation agricole de ces surfaces tant convoitées et qui vous oblige à sortir de cette logique de facilité,  qui consiste à penser que l’on ne peut construire que sur ces terres facilement accessibles et mécanisables.

Voilà un beau programme pour la Communauté de Communes du Pays Toy, quand sa très longue et douloureuse gestation sera enfin terminée et que ses représentants, ayant  pour certains fait taire leurs ambitions personnelles et leurs divergences,  pourront enfin se préoccuper  du devenir du canton.

Au  delà du problème agricole il m’est  très difficile de penser qu’un jour,  tous ces prés si bien entretenus  qui contribuent admirablement  au charme de notre vallée, puissent disparaitre de notre regard au profit de zones urbanisées. Que voulons-nous laisser en héritage à nos enfants ? Qu’il me serait agréable de pouvoir  m’imaginer qu’ils puissent dire un jour en regardant la vallée :

Merci les anciens d’avoir préservé ça. Oui vraiment le bonheur est dans le pré !    

JJ PUJO