Etude station Luz Ardiden

Lors de la réunion des loueurs de meublés du 10 juin, Bernard Dhoudain a abordé une étude réalisée cet hiver sur des stations des Pyrénées, sur la satisfaction de la clientèle.

Le résultat de cette étude nous fait apparaître en 27ème position sur 30.

L’item qui nous intéresse particulièrement concerne les animations entre 17h et 20h : l’essentiel de la non satisfaction des clients concerne ce créneau horaire, pourtant nous avons les Thermes Luzéa, la patinoire synthétique,et la Maison de la Vallée.

Ce résultat corrobore les positions que nous défendons depuis longtemps sur les carences de l’attractivité de fond de Vallée : ce mauvais classement nous démontre bien que les investissements ne doivent plus se faire quasi exclusivement sur la station.

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DES ECOLES RURALES A PROTEGER…

Ce blog est aussi une tribune d’expression libre, pour relayer des informations diverses.

Le Billet suivant est écrit par des enseignants du canton.

Voici  pour lecture un extrait du COMPTE-RENDU du CONSEIL COMMUNAUTAIRE du 26 mai 2011 de la COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS TOY publié il y a quelques jours sur site argeles-infos :

« M. NOGUERE souligne que la Communauté de Communes de Gavarnie Gèdre a également la compétence scolaire et que l’intégration de cette dernière risque aussi d’être compliquée. Au sujet de la compétence scolaire, M. LESCOULES pense qu’il est nécessaire de rencontrer l’inspecteur d’académie afin d’aborder avec lui l’éventuel regroupement pédagogique des classes du territoire. »

 INDIGNATION !

  Pourquoi Monsieur Le  Maire de Luz, Alain  Lescoules  voudrait-il rencontrer (encore! Cela devient une habitude!) Monsieur l’Inspecteur d’Académie pour aborder un « éventuel regroupement pédagogique du territoire »?

Quand M. Lescoules parle de « regroupement pédagogique » cela consiste à comptabiliser tous les enfants du canton et diviser ce nombre par le nombre 24 (seuil de fermeture de classe en zone rurale ): cette division permet très vite de comprendre que ce genre de regroupement se solde  toujours par la  suppression de postes ,dans notre cas 3 voire 4  ( et ce sans compter les postes d’ATSEM et de personnel de cantine).

 Perte de  qualité d’enseignement et d’encadrement, augmentation des frais de scolarité puisque toutes les structures regroupées coûtent au final plus cher que les petites structures scolaires de proximité… Quand tous les élus de village défendent avec fierté et détermination  leurs écoles synonymes de vie, de jeunesse et de maintien des familles, il est donc de curieuses méthodes consistant à aller  en cavalier seul négocier  des regroupements  sans les personnes concernées.

Parents et enseignants ont quelques raisons de s’indigner …

                                                                                Des enseignants du canton de LUZ

Pays Toy : A quand les restos du cœur ?

Il y a quelque temps déjà la mairie de Luz  annonçait par voie de presse que le coût de l’eau allait augmenter de 37% : rien que ça ! Cette mauvaise nouvelle venait s’ajouter à celles déjà connues de l’augmentation de 25% du coût de l’électricité sur 5 ans, de l’explosion programmée de la TEOM (nos chères ordures) sans parler de celle des carburants qui nous fait ravaler notre salive chaque fois que nous passons à la pompe.

Rien d’anormal à tout ceci me direz-vous c’est partout pareil en France et en Navarre et nos élus n’y sont pour rien, ou presque.

Le problème, c’est que dans le Pays Toy, comme dans beaucoup de campagnes, tout coute déjà beaucoup plus cher.

Le gasoil dont nous avons tant besoin pour nos déplacements quotidiens obligés, des villages vers Luz et de Luz vers la ville dont nous ne pouvons plus nous passer (administration, santé, éducation, achats de toute sorte) coute en moyenne 10 centimes plus cher que par en bas.

Pour nos achats de bouche nous ne bénéficions pas des « Hard-discount » probablement parce que la traduction en patois n’existe pas et s’il faut descendre à Argelès pour en trouver un, il y a de fortes chances que l’on bouffe tout le bénéfice avec le déplacement.

Impossible aussi d’éviter le voyage  quand il faut s’équiper en téléphonie, informatique,  engins de locomotion et de tout ce que l’on ne trouve pas dans le canton surtout si l’on veut, super luxe pour les Toys, un peu de choix.

J’ose à peine parler du foncier bâti et non bâti qui atteint des sommets, normal me direz- vous peut-être, notre canton est  le plus montagnard de hautes Pyrénées

Cerise sur le gâteau nos impôts locaux frisent l’indécence quand on les compare à ceux des villages situés en aval des gorges de Pierreffitte, mais il est vrai que pour la plupart de ces communes  elles n’ont pas à supporter les très lourds investissements des stations de ski.     (942 871 € de subvention d’équilibre pour Luz en 2011 soit environ 870 € par habitant et 3480 € pour une famille de 4 personnes))

D’accord me direz-vous mais nous compensons tout ceci par une qualité de vie que l’esprit chauvin  des Toys qualifiera de sans égale.

La question qui se pose est : Pourrons- nous longtemps continuer à vivre ainsi ?

Ma réponse est : Probablement non.

Nos jeunes pour des raisons de travail, de foncier et d’impôts vont de plus en plus chercher fortune et bâtir dans la plaine.

Les salaires, pensions et retraites ne suivent pas le coût de la vie, et compte tenu des surcoûts évoqués ci-dessus, vivre dans le canton risque de devenir un luxe que peu de toys pourront se payer à moins de survivre et non pas de vivre.

La logique voudrait  donc que pour inverser cette situation nos élus jouent sur le seul levier qui reste à leur disposition pour rétablir un tant soit peu la situation :

 Diminuer les impôts locaux.

Malheureusement pour les Toys ils ne semblent pas en prendre le chemin.

La CCTP (Communauté de Communes du Pays Toy) qui devait logiquement engendrer, par effet de taille, des économies, nous coute en réalité des indemnités supplémentaires d’élus  quand il eut été logique, alors qu’il y avait  allègement de travail pour les municipalités,  que la masse globale des indemnités municipalités+CCPT reste la même.

Beaucoup plus grave, on nous annonce du coté du SIVOM de L’Ardiden la construction d’une remontée lourde dont le cout global avoisinera probablement les 20 millions d’€, sans pour autant que nous ayons  le moindre indice nous laissant supposer que cet investissement soit de nature à réduire sensiblement le montant de la subvention d’équilibre versée par les communes. Il se pourrait bien au contraire qu’il l’aggrave  et que par voie de conséquence les impôts locaux soient revus à la hausse.

Si tel était le cas, il ne resterait plus qu’à nos jeunes, smicards et petits retraités qui n’auraient pas choisi l’exil, à venir pointer aux restos du cœur.

Je ne crois pas que nos élus qui se disent tous de « gauche » mènent là une politique cohérente avec les idées de justice sociale dont ils se font pourtant régulièrement les chantres.

                                                                                                                              JJ Pujo

RESIDENCES DE TOURISME : LE BEL HERITAGE

Dans le compte rendu de réunion du  «Plan d’aménagement touristique du cadre architectural urbain » datant de 2004, nous pouvons lire:

«  La régie souligne le manque de lits banalisés pour le développement touristique. Une augmentation du parc lui permettrait une plus grande autonomie financière grâce à l’augmentation du chiffre d’affaires et dégagerait les communes de leur participation financière »  (extrait du compte- rendu)

On reconnaît dans la liste de présence les mêmes qui aujourd’hui encore nous montrent avec certitude le chemin à suivre : Monsieur Le Président du SIVOM et de l’Office de tourisme, Monsieur Le Président de la Régie Thermale, Monsieur Le Maire de Sazos, Monsieur Le Directeur de la Station de Luz-Ardiden et de Cauterets…

Après de tels écrits, les élus ne peuvent continuer à nier leur « paternité » concernant ces résidences…

Leur stratégie paraissait pourtant simple, logique, évidente. Son seul défaut fût qu’elle ne marchât point !

Augmentation de chiffre d’affaires ? raté !

Dégagement de la participation financière des communes ? raté !

Voici, par contre, quelques exemples récents du bel héritage que nous a laissé cette politique de construction de résidences

 Pour être précis:

 FEVRIER 2011

La régie de Luz Ardiden vote à l’unanimité  d’admettre en non-valeur les créances ci-après (forfaits?) :

– ZENITH       8800 €uros

– ETERLE      3520 €uros.

Certes, les élus n’avaient pas trop le choix, mais ce n’est pas exactement ce que nous appelons « une augmentation du chiffre d’affaires » !

AVRIL 2011

Vote des Budgets lors du conseil municipal du 28 avril:

Budget Principal :

Pertes sur créances 1056,32 euros en 2010, 29 799 euros pour 2011

C’est l’inadmissible démonstration d’une injustice quand nous savons que nous serions inquiétés pour bien moins que cela !!

Il suffisait que la Régie et les élus refusent de favoriser, comme ont eu le courage de le faire certains villages de la vallée, l’implantation de ces résidences.

MAI 2011

Nous apprenons par la DEPECHE que le prix de l’eau à Luz va augmenter de 37%. De nombreuses raisons à cette augmentation (travaux, changements de compteurs, etc…) OK. Mais nous apprenons tout de même qu’une cale reste nécessaire dans le budget de l’eau pour éponger les impayés de Pyrénées Zénith et Eterle !

Ce sont donc  pour l’eau et l’assainissement : 1670 euros pour 2010 et 11000 euros prévus pour 2011 qui sont classés en créances irrécouvrables!

En plus, de l’appauvrissement global qu’ont apporté ces résidences  à notre vallée par une concurrence déloyale, en plus  du gâchis architectural, social et humain, et bien nous avons le plaisir de payer leurs dettes avec nos deniers!

Le plus inquiétant, c’est que le projet de télécabine s’accompagnera inévitablement de  nouveaux de lits (cf Semaine des Pyrénées du 26 mai et blog Cauterésien qui donne les chiffres de constructions nouvelles et que nous vous invitons à consulter). 

Ne réécrivons pas ce triste chapitre de l’histoire de notre vallée!

 

La Piscine aux Marmottes

Nous qui prônions jusqu’à présent de nous inspirer de ce qui se fait de mieux chez nos proches voisins, nous voilà servi. Plutôt que d’aller copier des modèles inspirés par l’Alpium cretinus de Samoëns, le SIVOM de l’Ardiden nous propose de transposer la réussite de la désormais célèbre Colline aux Marmottes d’Argelès-Gazost en une structure aqualudique pour la faune d’altitude sur la station de Luz Ardiden.

Ceci pourrait être un poisson d’avril si, en effet, le très inspiré bureau d’étude DIANEIGE, ne nous invitait pas avec l’unanimité des élus du SIVOM, à réaliser une réserve d’eau de 90000 m3 pour la modique somme de 2 millions d’euros pour cette année.

Récemment, et à juste titre, la dernière campagne d’information portée par le Président du SIVOM a fait état de la judicieuse politique d’investissement en matière de neige de culture de ces dernières années, étayant son propos en comparant le dernier hiver identique à celui de 1990/1991, qui vit la station ouverte que trois semaines en tout et pour tout par manque de neige.

Par conséquent, il faut comprendre que, malgré le fait que nous ayons réussi à maintenir un stade de neige parmi les mieux entretenus des Pyrénées (un grand merci aux hommes de terrain) tout le long d’une saison identifiée comme parmi les pires, il faut investir l’équivalent de 20 patinoires synthétiques ou d’une couverture de piscine municipale de belle facture. 

Mais bon, c’était déjà inscrit dans les pôles touristiques. à la course à l’échalote, l’important c’est… l’échalote. 

En discutant avec les gens du cru, les ignares que nous sommes, en sont venus à se poser les questions suivantes :

–         L’hydrométrie est-elle suffisante pour alimenter un tel bassin ?

–         Nous sommes tentés de croire que cette réserve va servir à alimenter l’éventuel aménagement du plateau de Lisey ? Si tel était le cas, pourquoi Luz en supporterait seul le coût ?

–         Après plusieurs années difficiles ce bassin est-il le projet le plus urgent ?

Ces questionnements pourraient être illégitimes face à l’unanimité des élus du SIVOM et la prétendue expertise des bureaux d’études. Force est de constater qu’en matière d’aménagement depuis dix ans, la station de Luz Ardiden a connu des errements qui ne peuvent que nous inspirer craintes et inquiétudes. Quel est le bilan des investissements tels que le télésiège de Cloze, le Half Pipe et l’aménagement du Secteur de Bèderet et le dernier en date la patinoire qui n’a pas été très convaincant ?