Désinformation en Pays Toy.

Tous les habitants du SIVOM du Pays Toy ont été destinataires d’une « Lettre d’information » sur le projet de liaison par télécabine à Larise, préfacée par M. DHOUDAIN Président du SIVOM de l’Ardiden.

Depuis 2005 que le projet est dans les tuyaux, il aura donc fallu attendre 6 ans pour avoir enfin un début de communication publique. Je le rappelle encore une fois, il n’y a eu aucune mention faite de ce projet lors des élections municipales et cantonales sur les professions de foi des candidats en 2008. Il en est même un, et non des moindres, puisqu’il s’agit du Maire de Luz Saint Sauveur Alain LESCOULES, qui affichait sa volonté de ne pas augmenter les dépenses sur la station pendant son mandat.

Pour revenir sur la préface de ce document, au risque de blesser l’auteur ou du moins le signataire de ce texte, je suis abasourdi par les lapalissades qui y sont enfilées telles des perles. Ainsi, on nous apprend dans un souci de numérotage, de peur que l’on se perde :

–         Que sans station notre activité touristique est menacée.

–         Que les canons à neige ont aidé à faire… de la neige.

–         Que si on est plus haut, il fait plus froid, donc on a plus de chance d’avoir de la neige.

–         Qu’une télécabine c’est bien pour la station.

M. DHOUDAIN pense-t-il s’adresser à des enfants ? Et encore de maternelle. 

Je suis par ailleurs fort remonté sur le cinquième élément où il vilipende ceux qui n’ont pas de vision collective du développement de la vallée. Dois-je entendre que s’interroger sur les possibles conséquences négatives d’une implantation à Larise pour les autres villages du Pays Toy est une attitude égoïste ? Quel étrange retournement de langage !? Cela mérite pour le moins une explication publique. 

La suite du document est malheureusement à l’avenant où, dans un étalage débilitant de graphiques POWERPOINT, on apprend que l’opération ne nous coûtera « que » 26 millions d’euros TTC. Rappelons ici que depuis 10 ans nous avons dépensé 8 millions d’Euros sur la station. 

Combien devrons-nous emprunter ?

Quel sera le prix du forfait pour les 5 prochaines saisons par exemple ?

Quel chiffre d’affaires devrons-nous atteindre pour rentabiliser l’opération ?

Quel sera le coût des navettes, combien en aurons-nous, seront-elles gratuites, comment fonctionneront-elles ?

Quelqu’un qui monte à la station par la route payera-t-il le même montant que celui qui prend la télécabine ?

De quel type sera la gouvernance Luz / Cauterets, partagerons-nous aussi les dettes ? 

Toutes ces questions ne sont même pas abordées dans ce document d’une vacuité dont la définition wikipédia du mot télécabine vient parfaire le tableau vide. Le coût du papier en impression couleur, par contre, est certainement moins léger que son contenu.

Ce qui me rend triste à présent, c’est que le dévouement et l’implication reconnus de nos élus ne sont peut-être pas au service de la lucidité et de la raison dans ce dossier. 

Gageons qu’il y aura beaucoup plus de questions que de réponses lors des prochaines réunions de quartier. 

Jérome, Annie, Bobo, Stéphanie, Hervé, Marie-Rose

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Emission ENQUÊTE D’ACTION sur W9

Vendredi 4 Mars 2011, à 20h40 sur W9, un excellent reportage sur les stations de ski était diffusé.

Dans une première partie, le travail des saisonniers autour des stations était abordé.

La seconde partie était fort intéressante et traitait des stations à proprement parlé, c’est-à-dire les remontées mécaniques et le prix des forfaits dans des stations alpines (assez comparables à Luz Ardiden) en spécifiant bien que le budget remontées mécaniques représente le deuxième poste de dépenses.

Vous trouverez le lien de l’émission http://www.w9replay.fr/#/emissions/enquete-d-action/23996

Dans un précédent billet, nous avons déjà abordé ce sujet, mais la concurrence avec des stations alpines est réelle car la différence de prix n’est pas assez significative et le réseau routier ayant été amélioré entre l’ouest et l’est du pays, notre bassin de clientèle peut se rendre aisément dans les alpes pour les semaines complètes de vacances.

La politique tarifaire ne se soucie que de la cohérence N’PY, sur laquelle nous mettons d’importantes réserves d’ailleurs, sans se soucier de la cohérence avec les stations alpines.

Remontée Illegitime

Il nous est actuellement donné d’observer un spectacle peu commun dans la vallée de Luz : les prémisses d’un débat démocratique !.

Même si c’est par le biais de communiqués laconiques, le débat public prend lentement place, c’est inédit mais c’est à encourager. On peut se demander ce qui serait vraiment dans l’espace public aujourd’hui, si de courageuses associations n’avaient pas joué ce rôle de révélateur d’intentions.

Certes, allez-vous me dire, ça ne change rien. Malgré l’opinion négative de la population, des commerçants et de la préfecture, il y a toujours, chez nos élus, l’intention de faire aboutir le projet de remontée lourde avant 2014 !

En substance, on nous informe que des problèmes extérieurs (jamais des raisons internes) mettent en danger l’équilibre financier de la station. Jamais il n’est question des résultats de 10 ans de management ? des choix d’investissements judicieux ou pas?. Avons-nous les bonnes personnes pour gérer les dossiers ? En lisant les échanges de courriers avec M. le Préfet, j’en doute.

Entre la défiance envers l’autorité de l’État et le mépris envers certains concitoyens qui sont considérés comme « mal intentionnées » sous prétexte qu’ils s’opposent à ce projet, M. LESCOULES oublie qu’il y a des personnes qui n’ont d’autres intentions que celles de comprendre les choix et d’évaluer les risques.

Les Luzéens ont le droit de demander pourquoi est-ce que ce débat public n’a pas pris place en 2008 ? De quoi avait-on peur ? Si le projet est si bon, pourquoi ne figurait-il pas sur la profession de foi de M. LESCOULES ? Pourquoi ne pas se diriger vers la voie référendaire ? Cela aurait au moins le mérité de rétablir une légitimité dans laquelle certains se drapent injustement.

J. LURIE

Requête auprès de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs

ECHOCITOYEN a formulé fin juin 2010, auprès du Président du SIVOM de l’Ardiden, une demande de documents chiffrés concernant  la remontée lourde, l’évolution des comptes d’exploitation de Luz ardiden depuis 2004  et l’évolution du nombre de lits. 

 Monsieur Bernard DHOUDAIN Président du SIVOM  avait refusé, tardivement (le 24 Novembre 2010) et avec condescendance, de nous communiquer ces éléments. 

 La Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), saisi par nos soins le 17/01/11  a communiqué son avis aux parties le 25/02/2011.

 La CADA émet  un avis favorable à notre demande d’information pour l’évolution des comptes d’exploitation et du nombre de lits.

 Nous espérons en conséquence recevoir d’ici peu ces éléments dits « publics » et, tout en regrettant que nos élus nous imposent de telles démarches,  nous confirmons à Monsieur le président du SIVOM toute notre détermination à continuer faire valoir nos droits de citoyens pour y avoir accès.

Réponse aux communiqués

La lecture des différents communiqués de Monsieur Le Maire de Luz ,du président de la Régie et du président du Sivom de Luz-Ard iden nous inspirent,en vrac, les réflexions et questionnements suivants, à méditer,,,

_ A aucun moment un bilan et une évaluation des choix ne sont dressés pour tenter d’expliquer les possibles causes de la désaffection de Luz -Ardiden dont parle Monsieur Le Maire de Luz,seuls 3 arguments sont sempiternellement réutilisés

       _  sans le projet de remontée c’est la mort de la station, agitant ainsi le spectre de la disparition

       _ le handicap c’est la route

       _ il manque des lits

_  Malgré les mises en garde d’une partie de la population, de Monsieur Le Préfet et de la Cours régionale  des Comptes, et exactement comme cela a été fait pour la mise en place des résidences de tourisme, quelques élus plus déterminés que les autres continuent d’avancer , avec un calendrier devenu aujourd’hui officiel fixant l’aboutissement du projet avant 2014  (extrait lettre sivom)

_ Ce dossier, qui fait aujourd’hui la une des conversations locales, ouvert depuis plusieurs années, a connu une période d’oubli pendant laquelle il n’a jamais été évoqué :pendant les campagnes électorales, Les maires de Luz, Sazos et Grust, qui défendent avec conviction ce projet aujourd’hui, auraient-ils eu la mémoire sélective dans cette période? Comment peut-on occulter ainsi un sujet, pour ne le remettre en lumière qu’après le vote des électeurs ?

_ Le document d’information à l’intention des élus élaboré par le SIVOM confirme ce que nous essayons vainement  de faire entendre :le survol des habitations n’est pas, contrairement à ce qui à pu être dit pour éliminer l’hypothèse d’un départ de Luz, impossible,

_ Le succès du regroupement Barèges-La Mongie s’explique par le fait qu’il concerne 2 versants en continuité géographique.Vouloir appliquer ce schéma à Cauterets -Luz ,beaucoup plus éloignées,  ne pourrait que desservir Luz-Ardiden et peut – être la dé rentabiliser ( augmentation des tarifs sans augmentation accessible de l’offre pistes )

_ Les schémas, tableaux et projections en tous genres des bureaux d’études se veulent rassurants, mais ne garantissent en rien la fiabilité des montages, surtout si les vraies questions  sont éludées. Ces mêmes bureaux (tiens, toujours les mêmes ?!) ,financés par les habitants, et qui nous promettaient le sauvetage de la station avec leurs résidences, ont au contraire plongé les Luzéens dans les difficultés que nous connaissons:l’injection de tous ces nouveaux lits sur un marché  déjà saturé ( et il manque Villenave!) a détruit l’équilibre d’un tissu économique fragile qui était le fer de lance de l’économie locale

_ Nous pensons que nos handicaps sont plutôt:

                      1 Nos tarifs (29.50€ la journée adulte en 2011), trop élevés depuis quelques années et qui seraient augmentés inévitablement avec ce projet. Pour preuve, dans les Alpes:les Orres 28euros,  Les Rousses 28,50 ,Orcières 28 euros, Morzine 30 euros, Besse-super-besse 27 euros, Chamrousse 28 euros, La Toussuire 27,50 , Isola 2000 , 28,50,,,,Rappelons que le tarif journée ne représentait plus l’an dernier que 9 % des ventes, quand le tarif réduit à 24 euros ( 4h ou forfaits vendus par les hébergeurs partenaires) représentait 30 % des ventes. Cela, Hautacam, petite station familiale, l’a compris, et fait le plein ,dans les périodes de bon enneigement.

                        2 Notre liaison par navette, chère (dont le prix de rajoute au prix du forfait), et non attractive.

                        3 Le déficit de qualité de notre accueil (village et station sans  aménagements de charme), et ce malgré les efforts et le dévouement du personnel dont la vision sur le terrain est souvent beaucoup plus proche des attentes de la clientèle que celle des bureaux d’études.

                                          Annie Sagnes et Christophe Haurine