Être ou avoir

Exister pour ce que l’on veut être, ou bien par ce que l’on possède ?

A priori, les élus locaux ont décidé de choisir le deuxième positionnement…

La fréquentation touristique baisse, « c’est parce que nous n’avons pas assez de lits », alors construisons des résidences touristiques coûte que coûte.

La station est en danger, « c’est parce que nous n’avons pas de remontée lourde », alors endettons-nous pour en posséder une.

Possédons une patinoire même si il en existe une vraie à 12 km ! Possédons un snowtubing juste pour dire que nous en avons un ! 

100 000 € pour une patinoire, sans compter la dotation à l’amortissement, cela représente plusieurs années d’animation pour les vacances – On l’a bien senti, l’argent a manqué pour la première semaine de vacances des bordelais ; à la Maison de la Vallée, il n’y a eu aucune animation, aucun concert, la programmation du cinéma a occulté le public enfants.

A la limite, l’idée d’une patinoire aurait pu être intéressante dans le cadre d’une location pour créer de l’évènementiel. Dans cette formule, on évite de s’exposer à la lassitude du public et on peut changer chaque année de type d’installation (du trampoline, des structures gonflables, citystade, etc.). D’un point de vue budgétaire, il n’y a pas de dotation à l’amortissement, il n’y a pas à gérer l’entretien et les réparations.

A force d’être obnubilé par ce que nous n’avons pas, nous devenons aveugle à ce que nous sommes, à ce que nous avons déjà.

Ne pourrions-nous pas faire un inventaire de notre patrimoine, entretenir ce que nous avons et le valoriser ? La carte du patrimoine est un atout que bien des communes ont su jouer avec réussite.

Pour répondre au mécontentement du Maire de Gèdre à la construction de la patinoire synthétique, un élu de Luz s’est récemment permis de répondre : « Vous ne nous avez pas demandé si ça nous gênait il y a 30 ans, qu’une piscine se construise chez vous alors que nous en avions déjà une ». Si c’est cette mentalité-là qui doit définir nos perspectives d’action et ce que nous sommes, je m’en désolidarise totalement.

J.LURIE

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Une réflexion au sujet de « Être ou avoir »

  1. Je souscris totalement à ce positionnement :il ne suffit pas « de dire qu’on a »
    La vraie difficulté pour des élus est d’inscrire les réalisations dans des projets de développement à long terme intégrant tous les paramètres (dynamisation commerciale, embellissement, création de lieux d’animation,gestion des flux piétons,mise en valeur des lieux de vie,respect du passé et de notre histoire….)
    La réflexion,l’écoute et le temps sont nécessaires à un aménagement urbain réussi ,
    l’empilage ou la juxtaposition d’acquisitions peut s’avérer sans succés si les actions menées ne sont pas articulées entre elles.Il faudrait rester méfiant sur les acquisitions
    qui nous éloignent de la qualité, de l’authenticité, et de toutes les valeurs qui ont fait, par le passé, ce que nous sommes..
    mais cela n’est pas facile…
    ANNIE

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