Article « LA DEPÊCHE » du 28/01/2010

Réponse à l’article de Daniel Borderolle du 20 janvier

Les propos de M. le Maire de Sazos, (la dépêche 20/01), apportent un éclairage édifiant sur la qualité des débats dans notre canton. Comme il est question entre autre de notre association, une réponse s’impose:

M. BORDEROLLE,

Nous pensons, nous aussi, que les élus de l’époque avaient eu du courage mais surtout de la clairvoyance en créant la station de Luz Ardiden. Ils avaient su lire dans un marché en expansion l’opportunité de générer activités et emplois. Aujourd’hui, mis à part l’avis des équipementiers, tout le monde s’accorde à dire que le marché du ski est mature voire en déclin (étude N’PY 2009: taux de départ au ski  8% depuis 10 ans, taux de pratique -20% en 5 ans). N’est-il pas trop risqué de faire un investissement disproportionné sur une station déjà fragile?

Vous annoncez que les élus sont seuls à assumer la responsabilité de l’investissement. Qui assume aujourd’hui le choix du télésiège de Cloze? Qui assume les investissements dispendieux du half pipe? Qui assume le déficit chronique de la station (1,8 M€ en 2009)? Ce sont les habitants des communes du SIVOM!

Vous avez en tant qu’élus des droits, c’est vrai, mais surtout des devoirs et par-dessus tout celui de l’information qui devrait vous conduire à porter sur la place publique un projet tel que celui de la remontée lourde. Selon vous nous aurions des intentions cachées. Quel étrange retournement de situation! Pourquoi aucun élu n’a fait figurer ce projet sur sa profession de foi en 2008?

A défaut de cette information, l’existence d’une association qui s’interroge sur l’avenir de ses enfants mérite un minimum de respect et le dénigrement public du monde associatif est peu digne d’un élu de la République. Dire que leur légitimité n’est pas véritable est humiliant pour les centaines de membres bénévoles. Certes, nous proposons une analyse alternative dérangeante, qui remet en cause votre travail, mais les élus locaux devraient s’habituer à dialoguer avec une opposition. Cela s’appelle la démocratie.

Publicités

Projet de Remontée Lourde Luz – Luz Ardiden: Les Arguments Tendancieux

Petit Larousse:

Tendancieux: Qui marque une intention secrète, un parti pris, d’imposer une opinion

Parti pris : Opinion préconçue, résolution prise d’avance

Je m’interroge toujours sur l’argumentation qui nous est donnée pour justifier le bien fondé de cette remontée lourde.

Le SIVOM de l’Ardiden nous dit, que la route entre Luz et le stade de neige représente un handicap majeur en raison des temps d’accès, de sécurité (risque d’avalanche) et de profil (route sinueuse et aérienne)

Il s’agit là d’arguments tendancieux.

Parking Aulian Luz ArdidenLe SIVOM de l’Ardiden fait lui même le constat qu’en périodes de forte fréquentation, (vacances scolaires, religieuses, WE et jours fériés soit plus de 60 jours sur une saison qui en dure 120) les parkings sont insuffisants, les voitures se garent jusqu’à 2 kilomètres en aval de la station et qu’il faut alors mettre en place un système de navettes.

Ou est l’handicap majeur de la route ces jours là?

Pour avoir skié à l’Ardiden la saison dernière en février durant la période des vacances, alors que se chevauchaient les zones  de forte fréquentation, je n’ai jamais stationné plus bas que le parking le plus en aval d’Aulian. Il se peut toutefois que durant 2 ou 3 WE par saison, durant les vacances scolaires, ce seuil soit quelque peu dépassé.

Faut-il pour autant pour ces quelques jours exceptionnels investir plus de
20 000 000 € dans une remontée lourde ? Il est permis d’en douter.

En dehors de ces périodes, c’est-à-dire les jours de semaine hors vacances WE et jours fériés, la clientèle de proximité est quasiment nulle et la clientèle de séjours très clairsemée dans le canton. De plus pour ce dernier segment, 1 vacancier sur 3 ne fait pas de ski.

L’impact de la remontée lourde sera donc aussi très faible si non quasiment inexistant  pour cette période.

Monsieur le Président du SIVOM de l’Ardiden nous fait aussi savoir, par l’intermédiaire de la Dépêche du Midi du 14/01/2011, que « Pour le conseil et la station, elle s’avère indispensable car on s’aperçoit que les jours où la route est difficile, il y a peu de monde à Luz alors que Cauterets fait le plein avec un nombre de lits peu supérieurs ».

Nous pourrions rétorquer à M. le Président du SIVOM que quand il y a du vent et que le téléporté de Cauterêts est à l’arrêt, il n’y a personne au Lys et beaucoup de monde à l’Ardiden.

Cauterêts centre villeIl est pourtant vrai, et le constat est incontestable,  qu’il y a beaucoup plus de monde à Cauterêts qu’à Luz, surtout en dehors des vacances scolaires des WE et des jours fériés, mais ce constat est aussi valable en été, ce qui tend a prouver que la remontée lourde de Cauterêts n’y est pas pour grand-chose, et qu’il est à craindre que celle de Luz ne change pas fondamentalement la donne.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que Cauterêts, contrairement à Luz, a un cœur de village extrêmement vivant, complètement tourné vers le tourisme, ou l’on retrouve 2 fois plus de commerces et 4 fois plus de restaurants et de bars, dans un espace sensiblement mois important que le périmètre commerçant Esquièze-Luz.

Cauterêts a su aussi, toujours contrairement à Luz, se doter en fond de vallée des équipements structurels d’accompagnement au tourisme, indispensables aujourd’hui pour attirer et fidéliser la clientèle de séjour, (piscine couverte, 2 centres thermo-ludiques, patinoire, bibliothèque municipale, médiathèque, salle de jeux, casino ….)

Tout ceci explique, surtout à l’heure des grandes mutations ou l’on ne va plus aux sports d’hiver mais en vacances de neige, ou un vacancier sur trois ne fait pas de ski, ou les touristes recherchent et privilégient la diversité, pourquoi Cauterêts fait le plein alors que Luz reste désespérément vide.

J’en conclus que N’PY et le SIVOM de l’Ardiden mettent une nouvelle fois, avec ce projet, la charrue avant les bœufs et qu’il n’est pas nécessaire de se déplacer à Samoëns pour trouver le vrai remède à nos problèmes.

Alors, contrairement à ce qui nous est proposé, faisons une grande pause sur les investissements au stade de neige et reportons sur le fond de vallée tous les moyens financiers disponibles, pour  faire du cœur de Luz  un vrai village touristique super commerçant et attrayant et du fond de vallée un camp de base attractif, capable d’attirer et de fidéliser de nouvelles clientèles. Objectif qui nous avait été promis par les mêmes responsables au travers du Pôle Touristique de Luz-St-Sauveur et qui n’a pas été, loin s’en faut, atteint à ce jour.

Saligos le 18 janvier 2011

JJ Pujo

Projet de Remontée Lourde Luz – Luz Ardiden

BIENVENUE DANS LE ROYAUME N’PY

Le projet de remontée lourde entre le fond de vallée et le stade de neige de Luz Ardiden a fait l’objet d’une présentation publique, par le Président du SIVOM de l’Ardiden, le 15 décembre 2010 en mairie de Saligos.

L’enseignement le plus important que je retire de cette présentation, est la quasi certitude aujourd’hui  que ce projet n’est pas un projet du SIVOM de l’Ardiden mais une projection de N’PY, qui s’inscrit  dans sa stratégie commerciale pour la vallée des gaves comme précisé dans l’Etude d’Unité Touristique Nouvelle, stratégie qui fait du bassin d’Argelès  l’épicentre de son offre et économiquement le principal bénéficiaire de cette opération.  Il suffit pour s’en convaincre de regarder attentivement la page  du compte rendu de la présentation de ce projet(PJ) qui nous précise les temps de trajet qui sépareront  Argelès Gazost des 3 stations: 30 minutes pour Tourmalet, 20 minutes pour Cauterets et Luz-Saint-Sauveur.

Je comprends mieux, au vu de ce schéma, l’implantation de la gare de départ à Larise qui rend l’accès de la station de l’Ardiden beaucoup plus intéressante pour la clientèle du bassin d’Argelès. Je note aussi pour confirmer cette affirmation que l’un des enjeux pour le territoire décrits dans cette étude(PJ) est la remise en marche des lits diffus de la Vallée des Gaves, 36000 lits Argelès compris, ce qui explique l’absence totale de construction de nouveaux lits, initialement prévus dans ce projet , lits qui se construiront si besoin et dans le bassin d’Argelès.

Le gros problème qui réside dans cette stratégie c’est que les villages stations, Barèges, Cauterets et Luz ne partent pas à égalité de chances avec Argelès. Le SIVOM de Luz pour ne parler que de lui supporte seul en effet au travers des finances locales le déficit chronique du stade de neige (1 500 000 € annoncés  après la mise en service de la remontée lourde) sans aucune contrepartie pour sa clientèle de séjour:

Les Toys paient, les Argelèsiens encaissent !

Il s’agit la d’une injustice intolérable qui pénalise toute l’économie de notre vallée, structures communales, commerçants, hôteliers, hébergeurs et je ne vois  pas comment, si les choses en restent la, nous pourrions valoriser le cœur des villages et développer en fond de vallée les équipements structurels qui nous font tant défaut pour attirer et fidéliser notre clientèle résidentielle.

Argelès, petite ville très commerçante et agréable, possède déjà la plupart de ces équipements incontournables pour le tourisme d’aujourd’hui, (piscine couverte, centre thermo-ludique, casino, coulée verte….). Si nous lui apportons en plus le stade de neige de l’Ardiden sur un plateau,  la clientèle de séjours se tournera de plus en plus vers cet épicentre au détriment des villages des hautes vallées.

Je pense en conclusion, que la stratégie actuelle de N’PY qui consiste uniquement à aligner des kilomètres de piste pour valoriser son  image de « Royauté » au détriment de l’économie du canton, n’est en aucun cas porteuse  d’avenir pour le Pays Toy et qu’il sera nécessaire, si l’on veut poursuivre dans cette voie, de mettre à contribution le bassin d’Argelès pour le financement et l’exploitation du stade de neige.

Il conviendra aussi un jour de se poser objectivement la question :

Que nous coute N’PY et que nous rapporte t-elle?

Saligos le 14 janvier 2011

J.J Pujo

PJ : – 2

Petite balade: Samedi 1er janvier 2011.

Sujet: pourquoi aller chercher si loin nos exemples (Samoens !), quand il y a beaucoup plus près de chez nous des « village-station » dont on peut s’inspirer.

Télécabine Larise

Les télécabines survolent les toits. Une vraie carte postale !

La plupart des skieurs rentrent à pied vers leurs appartements ou hôtels. D’attrayante navettes transportent tous les skieurs vers les hébergements plus éloignés.

Télécabine Larise

On a gardé la peinture de l’ancien blason de la ville. Et ils ont gardé le fronton, tout près du centre.

Larise Télécabine

La patinoire bien visible, la piscine couverte aussi, tout près du centre. De petites halles au centre ville.

Télécabine Larise

Une grande majorité des façades a été rénovée (aides financières aux particuliers).

Télécabine

De nouveaux commerces partout… et beaucoup de monde. Les rues, les trottoirs,  les terrasses, les bars grouillent de monde.

Conclusion :

Vous avez reconnu cette station village : c’est Cauterêts !

Aux raisons de ce succès, on nous répond : c’est parce qu’ils ont des lits !

Mais il ne suffit pas d’avoir des lits s’ils sont vides, on les appelle d’ailleurs aujourd’hui pudiquement des « lits froids ».

Seule l’attractivité des infrastructures du village peut en hiver, reconstituer une clientèle volatile qui « compare » les offres.

Cauterêts, depuis longtemps déjà aménage son centre ville dans une logique de développement commercial, Saint-Lary de même.

Ils en récoltent aujourd’hui les fruits.

Pourtant, nous n’avons, avec notre patrimoine historique, nos grands sites, nos 3 stations de ski, rien à leur envier et nous possédons tous les ingrédients de la réussite.

Dépoussiérons nos vieilles habitudes de pensée.

Rêvons que cela devienne possible

ICI

Au plus vite.

Annie.

Article la semaine des pyrénées du 6/01/11

Nous remercions Virgine Menvielle de nous avoir donné la parole sur ce dossier.

« Est-ce la solution? »

L’association ECHOCITOYEN vient de créer un blog. Leur but : informer les luzéens des projets en cours sur le canton.

Depuis un an déjà, l’association ECHOCITOYEN fondée par Stéphanie Marchand, décrypte l’actualité du canton. En ligne de mire : la future remontée lourde reliant Larise à Luz Ardiden et la liaison Cauterêts – Luz. Stéphanie Marchand et sa vice-présidente, Annie Sagnes-Leroux font le point.

La semaine des Pyrénées :

Quel a été l’objet de votre dernière réunion?

Nous avons beaucoup parlé de Cauterêts. Selon nos informations, le maire, Michel Aubry ne s’est pas rendu à la réunion de l’UTN (unité touristique nouvelle). On nous a pourtant assuré que les cauterésiens étaient ravis de ce projet, ils ne le sont peut-être pas tant que ça. Nous pensons qu’on se complique beaucoup pour sauver la station alors que des solutions simples existent. Prenons l’exemple des tarifs, depuis notre adhésion au groupe N’PY, ils ont fortement augmenté. Nous n’avons peut-être pas les infrastructures suffisantes pour pratiquer de tels prix. Si la remontée lourde se réalise, il faudra que quelqu’un rentabilise cet investissement. Qui va payer et pourquoi?

Vous parlez de chiffres en baisse, pourtant N’PY présente des chiffres records pour ce début de saison?

Oui, mais ce sont des chiffres globaux. Nous ne disons pas non plus que la station ne fonctionne pas du tout. Nous avons eu quelques jours avec une très bonne fréquentation, mais nous remarquons qu’elle est de plus en plus ciblée sur une période donnée et que le reste du temps les lits sont vides.

« LE VILLAGE EST TOUJOURS VIDE »

Cet exemple nous paraît très pertinent, on nous avait promis que la création de résidences de tourisme amènerait davantage de monde au village, ce n’est pas le cas! Ceux qui logeaient dans d’autres hébergements se sont rapatriés sur ce type de logements, c’est tout. Le village est toujours vide! Nous ne croyons pas que ce projet va nous faire venir des clients. Les gens ne vont pas faire 3km à pied depuis Larise pour venir boire un café au village.

Justement, l’an dernier, plusieurs commerces ont fermé au village, qu’en est-il aujourd’hui?

Nous ne pouvons pas réellement dire que la situation se soit améliorée. Il n’y a pas eu de créations de boutiques, quant aux restaurants, ça fait des années qu’on n’en a pas vu s’ouvrir sur Luz. Nous devrions avoir du monde au village mais il n’y a personne. Nous n’avons pas assez de structures de fond de vallée qui pourraient faire rester les touristes au village et qui fonctionneraient aussi bien l’été que l’hiver. Heureusement nous avons les thermes!

Trouver des activités praticables toute l’année

Une patinoire a toutefois été installée, cette saison?

Oui, c’est une très bonne chose, ça fait des années que les commerçants la réclament et c’est bien de les avoir écoutés. Maintenant est-ce réellement la meilleure chose à faire. On se met en concurrence avec Gèdre alors que nous aurions pu travailler ensemble ou proposer une tout autre activité comme des pistes synthétiques par exemple. De plus, la structure aurait été présente toute l’année. Le village est aussi beau que Cauterêts mais nous attirons beaucoup moins de visiteurs, inspirons-nous davantage d’eux. A Luz, c’est comme si on construisait l’ascenseur avant d’arranger les étages. Pourquoi ne pas se tourner davantage vers Barèges et Gavarnie et proposer des forfaits pour les trois stations, comme autrefois.

Vous trouvez que Luz ne travaille pas assez avec le reste de la Vallée?

Oui, nous nous mettons en concurrence les uns contre les autres. Ce n’est peut-être pas la meilleure solution à adopter.

Sur votre blog vous vous inquiétez beaucoup de l’enneigement de la station, n’êtes-vous pas un peu alarmiste?

Nous ne sommes pas alarmistes, nous sommes inquiets. Les études montrent que nous n’aurons sans doute plus de neige dans 15 ans, c’est demain!

Bien sûr, ils peuvent se tromper mais le risque existe. Ne vaut-il pas mieux réfléchir avant de se lancer dans des investissements d’une telle importance qui auraient d’ailleurs encore augmenté depuis les premières estimations (le projet était estimé à 15 millions d’euros)?

A la fin nous risquons d’approcher des prix du projet en partance du village qui était décrit comme beaucoup trop cher par la ville.

D’autant plus que 50% du chiffre d’affaires sur le village est réalisé pendant l’été, est-ce donc réellement primordial d’investir l’avenir du village sur la saison hivernale?

Virgine Menvielle

Changement Climatique dans Les Pyrénées

L’Observatoire Pyrénéenne du Changement Climatique est née en janvier 2010.  Un ans plus tard ils ont eu le temps de publier quelques information intéressantes.

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) souligne que les zones des pôles (l’Arctique et Antarctique) ainsi que les zones de montagnes, sont très sensible au réchauffement (elles vont se réchauffer plus vite que les autres régions de la planète).

« Les principaux changements déjà constatés sont:

  • réchauffement de +1,1°C depuis 1900 dans le Sud-Ouest de la France et le massif des Pyrénées (Météo France/ONERC, 2007)
  • remontée en altitude des espèces végétales de 3 mètres par an entre 1971 et 1993 et de plus de 64 mètres pour les espèces forestières (INRA, 2008)
  • précocité des vendanges de l’ordre d’une quinzaine de jours sur le domaine de Banyuls dans les Pyrénées Orientales depuis 1990 (Cave coopérative/ ARPE, 2008)
  • diminution de 10 à 15 jours d’enneigement entre 1971 et 2008 pour la moyenne montagne (Hospitalet, 1400m) (Météo France, 2008)
  • diminution de 85% de la surface des glaciers pyrénéens depuis 1850 (Association Moraine, 2009) »

Les conclusion sont nombreuses, mais pour ce débat le principale est….

« Un avenir incertain pour les domaines skiables »

« Aujourd’hui, les domaines skiables sont dans une situation d’incertitude quant à leur devenir à long terme. En effet, le changement climatique qui s’annonce les contraint à se questionner sur la pérennité de leur activité principale, qui demande un enneigement minimum réparti sur plusieurs mois d’hiver.

Il est à craindre que le réchauffement climatique se traduise, pour un grand nombre de domaines skiables, par une impossibilité de garantir chaque année l’activité ski avec, en réaction, la précarisation des emplois liés à cette activité.

Globalement, ce sont surtout les stations de moyenne montagne qui seront plus vulnérables aux évolutions du manteau neigeux, certaines d’entre elles risquant même de passer en dessous du seuil critique pour l’ouverture de la station. On considère généralement qu’une probabilité de 70% d’avoir un manteau neigeux de 30 à 50 cm sur 100 jours, entre le 1er décembre et le 15 avril, est un minimum pour l’ouverture d’une station.

Cette figure est une simulation de l’évolution du nombre de jours de neige au sol pour quelques stations de ski des Pyrénées au cours du XXIème siècle. On remarque très nettement, comme il l’a été évoqué précédemment, que la vulnérabilité du manteau neigeux au changement climatique décroît avec l’altitude.

A terme, on peut imaginer une modification profonde de toute l’économie du ski avec des répercussions sur les activités annexes (services et commerces), qui pourraient conduire à par une nouvelle paupérisation des communes fortement enclavées dont l’attractivité repose en partie sur l’activité ski. »

Cliquer pour voir le vidéo du lancement et l’article en ariegeNews (http://www.ariegenews.com/news-25696.html).  Ils suggère que d’ici 2025 (dans 15 ans) l’enneigement moyenne sera 2 mois au lieu de 3 mois maintenant.

Sian Grigg, Luz le 4 janvier 2011